Comment l’astrophysicien que vous êtes peut-il tenter de replacer la crise que nous vivons depuis quelques décennies en perspective avec l’histoire de l’évolution et dans un contexte plus cosmique ?
(Hubert REEVES présentera au fil de la rencontre des photographies prises grâce au télescope Hubble).
Hubert REEVES
L’univers est un archipel de galaxies et chacune d’elles est constituée de 100 milliards d’étoiles comme notre soleil. En astronomie, l’unité que nous utilisons est l’année-lumière, c’est-à-dire le trajet effectué par la lumière durant une année, soit 10 000 milliards de kilomètres. Les galaxies les plus lointaines que nous pouvons observer sont à 10 milliards d’années-lumière. Dans cette immensité, est apparu ce phénomène fantastique que nous appelons la Vie.
L’univers n’a pas toujours existé et nous estimons son âge à 13,7 milliards d’années. Le temps n’est donc pas infini, même si nous ne disposons actuellement d’aucun moyen pour remonter plus loin dans le passé. Nous avons cependant la preuve que l’univers est en évolution. L’univers d’aujourd’hui s’est refroidi, obscurci mais il s’est également enrichi de structures et d’organisations de toutes dimensions : galaxies, étoiles, planètes, satellites, comètes mais aussi variété de plantes et d’animaux. A tous les niveaux, notre univers est donc peuplé de systèmes complexes, tenus ensemble grâce aux lois de la physique qui les organisent. A sa naissance, l’univers est chaud et dense et n’est constitué que de particules élémentaires complètement dissociées. En 1965, une image de l’univers âgé de 380 000 ans a confirmé la théorie du « Big Bang » développée en 1948 par l’astrophysicien George Gamow, en révélant le rayonnement de cet événement. Durant des milliards d’années de refroidissement, les particules élémentaires de l’univers se sont donc associées pour faire émerger des propriétés uniques, de la même façon que les lettres de l’alphabet s’assemblent pour constituer un mot, puis une phrase, dotée d’un sens propre. La croissance de la complexité est ainsi l’élément essentiel de l’histoire de l’univers. Sous l’effet de plusieurs forces, des structures de plus en plus performantes sont apparues. Plus une structure est complexe, plus elle est capable d’interagir avec son environnement. Le chef d’œuvre de la Nature sur le plan de l’organisation est sûrement le cerveau humain, constitué de près de 40 milliards de neurones, soit autant que le nombre de galaxies au sein de l’univers. Les êtres humains, parmi toutes les espèces animales, sont ceux qui disposent du nombre le plus élevé de possibilités d’interactions sur leur environnement. Cette histoire est la nôtre car nous sommes tous une production unique de cette ambition de la Nature.
Selon certains experts, le réchauffement de la planète trouverait son explication dans des phénomènes naturels, mais d’autres au contraire estiment que la cause de ce réchauffement est le fait du développement incontrôlé de l’activité humaine. Quelle est votre position sur ce sujet ?
Hubert REEVES
Cette question de l’influence possible des êtres humains sur le réchauffement de la planète est née en 1980, d’une réflexion d’un chercheur américain à la NASA, James Hansen. Ce dernier a en effet estimé que le gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère pouvait être à l’origine de l’effet de serre. Les Nations Unies ont donc rassemblé un groupe de spécialistes de tous les pays afin de répondre à cette question. Leur conclusion révèle que la cause du réchauffement de la planète est à plus de 90 % humaine.
Ces résultats doivent être pris au sérieux. L’année 2003 est d’ailleurs l’année la plus chaude depuis 150 ans. L’augmentation de la température de 1 degré va rendre les phénomènes climatologiques de plus en plus extrêmes. Les statistiques des dernières années semblent révéler les prémices de cette évolution. Le plus dramatique est que nous sommes comme des chimistes qui tentent une expérience en augmentant la température d’un environnement confiné. La seule différence est que nous sommes également dans l’éprouvette, en train de vivre les conséquences de notre propre expérience. Il est difficile de nier la gravité de cette situation paradoxale.
Parlons maintenant d’un autre grave problème écologique, le trou dans la couche d’ozone. De quoi s’agit-il exactement ?
Hubert REEVES
L’atmosphère de la Terre à sa naissance est constituée de gaz carbonique et d’azote. Il y a 2 milliards d’années, l’oxygène qui nous permet aujourd’hui de vivre devient une composante importante de notre atmosphère. Il n’apparaît que progressivement, grâce à de petits organismes marins qui rejettent de l’oxygène en se nourrissant de gaz carbonique. Le bombardement de notre planète par les rayons ultraviolets du soleil casse ensuite les molécules d’oxygènes et crée l’ozone. Cet ozone s’accumule à une trentaine de kilomètres au-dessus de la surface du globe, sous la forme d’une fine couche qui absorbe le rayonnement ultraviolet du soleil. Les continents deviennent alors habitables.
La découverte de cette couche d’ozone est récente. Elle date des premiers satellites envoyés dans les années 50. Les techniques d’observation des années 80 permettent de constater que la couche d’ozone a tendance à diminuer autour du pôle sud. Les chimistes et climatologues découvrent que cette diminution est liée à l’activité humaine et à la production de molécules appelées les CFC, régulièrement utilisés dans les aérosols. L’intention des chercheurs avait pourtant été de placer un produit non polluant dans ces aérosols en inventant une molécule très stable. Ces molécules ne sont en effet pas détériorées après leur émission. Elles se propagent dans l’espace et montent grâce aux mouvements de convection de l’atmosphère. A 35 kilomètres d’altitude, elles sont agressées et décomposées par les rayonnements ultraviolets du soleil. Les résidus de CFC peuvent détruire près d’1 million de molécules d’ozone. Les gouvernements, les entreprises et les scientifiques se sont mis d’accord à Montréal en 1989 pour interdire la fabrication des CFC.
Nous avons coutume de dire qu’il existe « le bon ozone » et le « mauvais ozone ». Le premier est à 35 kilomètres au-dessus de la surface du globe et nous protège des rayons ultraviolets du soleil. Le « mauvais ozone » est le résultat de la production d’oxydes d’azote dans les gaz d’échappement des voitures. Cet ozone que nous respirons a des effets négatifs sur la peau et les végétaux. Alors que le « bon ozone » est en diminution, le mauvais est lui en accroissement. Les pics d’ozone ne se limitent plus d’ailleurs aux grandes villes et nous avons pu observer cet été un nuage d’ozone s’étendant de Paris jusqu’à Dijon.
La question de l’épuisement des ressources énergétiques de la planète devient de plus en plus préoccupante. Depuis le temps fini des ressources en énergie annoncé par le Club de Rome en 1970, quelle est la situation aujourd’hui ?
Hubert REEVES
Lorsque vous descendez le long du Rhône pour aller dans le midi, vous avez sûrement déjà aperçu un réacteur nucléaire. Il faut savoir qu’un de ces réacteurs produit 1 milliard de watts, soit l’énergie de près d’1 millions de radiateurs électriques. Tous types d’énergies confondues, l’humanité utilise actuellement l’équivalent de la production de 12 000 réacteurs nucléaires. D’ici 2050, ce besoin aura doublé. Les sources dites fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel, en plus d’émettre du gaz carbonique et de réchauffer la planète, sont de surcroît en train de s’épuiser relativement rapidement. Les meilleures prévisions indiquent une diminution importante de ces ressources dans 50 ans. Nous devrons donc puiser notre énergie d’autres sources, comme le nucléaire ou les énergies dites renouvelables.
Il faut savoir que la quantité d’énergie que les êtres humains utilisent correspond à 1/10 000ème de l’énergie reçue du soleil. Les techniques de récupération de l’énergie solaire sont cependant très pauvres en rendement. Il est donc nécessaire de continuer à développer ces technologies mais penser également à d’autres alternatives.
Malgré ses avantages, un gramme d’uranium produit autant d’énergie qu’une tonne de pétrole, la production nucléaire est génératrice de déchets radioactifs que nous ne savons pas détruire. Il me semble illusoire de penser qu’un pays puisse avoir une stabilité économique et politique lui permettant de gérer ces déchets pendant plusieurs siècles. Les exemples de l’Union Soviétique ou de l’Argentine sont révélateurs de cette stabilité précaire. Nous ne pouvons pas profiter aujourd’hui de l’énergie du nucléaire et garantir à nos enfants et petits-enfants qu’ils pourront sereinement s’occuper de nos déchets. Nous n’avons pas le droit d’hypothéquer leur avenir.
Les chercheurs étudient actuellement le processus de fusion nucléaire, la transformation de l’hydrogène en hélium. Le soleil est depuis 4,5 milliards d’années un grand réacteur à fusion thermonucléaire contrôlée. Cette réaction intervient également lors de l’explosion d’une bombe atomique de type H. Le grand défi de ce siècle est de réussir à contrôler cette énergie, en confinant des gaz et en les portant à une température de 100 millions de degrés suffisamment longtemps pour que la réaction ait lieu et que la production d’énergie soit continue. La difficulté est de chauffer ces gaz à très haute température car aucun récipient solide ne résiste à plus de 3 000 degrés. La solution réside théoriquement dans leur confinement à l’intérieur d’un champ magnétique. Le projet ITER de fusion thermonucléaire contrôlée est aujourd’hui lancé et les discussions sont en cours pour déterminer si ce projet mondial sera développé en France ou au Japon. De nombreux spécialistes doutent de son issue mais il est important de continuer à essayer. Cette source d’énergie dispose en effet d’un potentiel élevé, à condition que nous réussissions à la rentabiliser. Nous pouvons également penser que l’Homme découvrira d’autres formes d’énergie mais il est imprudent de compter sur cette possibilité.
L’objectif est de répondre de manière équitable aux besoins en énergie de l’humanité. La distribution d’énergie est actuellement très inégale. Les Américains utilisent par exemple 11 kW par personne, les Européens 6 kW alors que les populations des pays du tiers-monde utilisent bien moins d’1kW. Pour vivre décemment, 1 kW est nécessaire. Si la population de la Terre se stabilise en 2050 à 8 milliards d’individus, sera-t-il possible de fournir 1 kW à chacun, sans détériorer la planète ? Cette question demeure ouverte et c’est l’un des principaux enjeux de ce siècle.
Vous venez de soulever le problème majeur de l’énergie. L’épuisement des ressources alimentaires constitue également un véritable enjeu pour les années à venir, sachant qu’actuellement déjà 800 millions de personnes souffrent de malnutrition. Comment réussirons-nous en 2050 à nourrir près de 8 milliards d’individus sans pour autant utiliser trop de pesticides ou de fertilisants et en limitant la déforestation ?
Hubert REEVES
La quantité de blé et de céréales produite à l’échelle mondiale a plafonné en 1995. De nombreuses terres deviennent en effet stériles alors que la population continue d’augmenter. Le constat est identique pour les produits de la mer. Cette diminution des ressources alimentaires est une raison suffisante pour cesser de détériorer les terres. Nous devons limiter l’utilisation d’engrais chimiques qui permettent de produire à court terme mais détruisent l’environnement à long terme. L’un des objectifs de la ligue pour la préservation de la faune sauvage est d’ailleurs de convaincre les gouvernements d’abandonner cette idée d’une agronomie productiviste.
La question des ressources en eau douce pourrait constituer un enjeu politique majeur et une nouvelle source de conflit entre les hommes et les pays. L’agriculture consomme 70 % des ressources en eau douce, contre 20 % pour l’industrie et 10 % pour les usages domestiques. Il est intéressant de signaler que, toutes activités confondues, un Américain utilise 600 litres d’eau par jour, un Européen 250 litres et un Africain 30 litres. Devons-nous redouter un épuisement des ressources en eau potable ?
Hubert REEVES
Cette question est de nouveau un grand problème. Lorsque l’eau potable est rare dans un pays, cette ressource devient rapidement un motif de guerre.
Pensez-vous que l’agriculture biologique et les OGM peuvent constituer des solutions satisfaisantes ?
Hubert REEVES
La question des OGM est délicate. Je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine mais je constate que des progrès ont toujours été réalisés dans la chimie et la biologie pour rendre l’agriculture plus performante. Les OGM sont d’une certaine façon une évolution semblable à celle de l’hybridation, puisqu’une manipulation génétique est à l’œuvre. Je pense que les OGM méritent d’être étudiés au cas par cas. Certains ont des effets manifestement bénéfiques à court terme. Des bactéries sont par exemple capables de nettoyer les sols en absorbant les métaux lourds. Sans condamner ces nouvelles technologies, il est nécessaire d’envisager quels en seront les effets à long terme. Je ne crois pas cependant que les OGM soient la solution au problème de la faim dans le monde. Dans la région de la corne de l’Afrique, les habitants ont surtout besoin d’eau.
D’une manière générale, il ne faut pas craindre tous ces développements en cours mais être prudent. Avez-vous déjà entendu parlé de la thalidomide ? Ce médicament était prescrit aux femmes enceintes contre les nausées. Les résultats étaient immédiats et très satisfaisants. Nous savons aujourd’hui, 20 ans plus tard, que ce médicament est à l’origine de malformations congénitales. Cet exemple montre qu’il existe certains dangers à long terme que nous ne pouvons apprécier à court terme.
Je suis par ailleurs favorable au développement de l’agriculture biologique. Dès que nous pouvons produire sans utiliser d’engrais chimiques, nous préservons les sols et notre environnement.
Vous êtes engagé depuis de nombreuses années dans des associations environnementales qui défendent la biodiversité. Vous êtes notamment Président de ROC, association fondée par Théodore Monod. Vous prétendez que d’ici à 2050, les hommes auront exterminé 25 % des espèces vivantes sur la Terre. En quoi cela peut-il constituer une menace pour les hommes ?
Hubert REEVES
Cette idée est surtout avancée par les spécialistes. Il faut savoir que chaque année nous exterminons de 1 000 à 10 000 fois plus d’espèces animales et végétales qu’avant 1900. Nous appelons ce phénomène la sixième extinction, en référence aux événements passés de notre planète dont les effets ont été analogues. La crise la plus importante a eu lieu il y a 225 millions d’années où près de 90 % des espèces animales et végétales disparaît. La mieux connue des extinctions est la cinquième, il y a 65 millions d’années. Elle correspond à la fin des dinosaures. Les scientifiques estiment que la chute d’une météorite géante est à l’origine de cette catastrophe majeure. Le choc est suivi d’importants incendies rendant l’atmosphère irrespirable. Seuls les petits mammifères survivent à cette crise et peuvent dès lors se diversifier et se répandre sur la surface du globe. La période que nous vivons actuellement peut également porter ce titre d’extinction puisque 20 à 30 % des espèces semblent menacés. Deux fins sont possibles à cette crise. Soit l’humanité disparaît au bénéfice d’autres espèces animales, soit nous prenons notre sort en main et appliquons les mesures de protection qui s’imposent. La leçon que nous devons tirer de l’histoire de la Terre est que la Vie s’est toujours accommodée de situations extrêmes.
Nous sommes de nouveau face à ce paradoxe dont je parlais en début de conférence. L’espèce humaine, capable de dominer les forces de la Nature comme aucune autre espèce, se trouve aujourd’hui menacée par sa propre puissance. Vous pourriez penser que la disparition de la vie humaine n’est qu’un détail à l’échelle de l’univers. Je pense, à l’inverse, que c’est la structure même de l’expérience qui serait alors remise en cause. La Nature, dans son ambition de créer du plus complexe, pourrait-elle s’être fourvoyée ? L’intelligence est-elle alors un cadeau empoisonné ? Nous ne pouvons pas encore répondre à ces questions car il est impossible de prévoir l’état de la planète dans 100 à 200 ans. Pour durer, l’Homme devra réussir à vivre en harmonie avec son environnement. Nous jouons en effet trois rôles dans cette extinction. Nous sommes tout d’abord la cause de ce phénomène. Nous en sommes ensuite les victimes potentielles. Nous sommes enfin les seuls à pouvoir sauver la situation. Nous devons donc réaliser que, suite à la crise que nous vivons, la Terre continuera à tourner autour du soleil et la vie perdurera. Seul l’avenir de l’humanité est en jeu.
Si le citoyen qui sommeille en nous peut entendre un certain nombre de choses, pensez-vous que l’électeur et le consommateur que nous sommes puissent accepter de renoncer aux privilèges de la vie occidentale et au confort douillet de la vie moderne ?
Hubert REEVES
Lorsque nous aurons pris conscience de l’enjeu présent, nous pourrons faire des concessions. Tout notre système politique est en cause. La démocratie, comme le disait Churchill, est le moins mauvais des systèmes actuels. Toutefois, ce système ne permet pas de penser à long terme. Certaines décisions qu’il est nécessaire de prendre sont coûteuses et impopulaires. Le Président Clinton a par exemple demandé un jour à Al Gore ce qu’il fallait faire pour sauver la planète. Ce dernier lui a répondu que le minimum requis pour sauver la planète était bien supérieur au maximum possible pour ne pas perdre les prochaines élections. Nous devons faire pression sur les hommes politiques pour qu’ils prennent conscience de l’enjeu et que la démocratie évolue.
Quelles sont les raisons d’espérer un changement de comportement ?
Hubert REEVES
L’évolution rapide du mouvement écologiste et l’organisation de conférences comme celle de Rio ou de Kyoto sont des signes positifs. Dans certains pays scandinaves ou en Suisse, le Ministre de l’écologie dispose également d’un réel pouvoir. La préoccupation environnementale est aujourd’hui beaucoup plus présente qu’il y a 30 ans. Nous devons donc maintenir la pression et demeurer optimistes.
Nous vous proposons à présent de vous prêter au traditionnel questionnaire de Proust, revu et corrigé par les étudiants de Forumevents. Quel est votre principal trait de caractère ?
Hubert REEVES
Question suivante.
Avez-vous plutôt la tête dans les étoiles ou les pieds sur terre ?
Hubert REEVES
J’essaie d’avoir les deux. Je m’intéresse aux problèmes de la Terre car je peux tout d’abord y appliquer ma méthodologie scientifique. J’ai également des enfants et petits-enfants pour lesquels je souhaite œuvrer afin que la planète reste vivable.
Quelle qualité préférez-vous chez les autres ?
Hubert REEVES
La sensibilité.
A quelle figure romanesque auriez-vous aimé ressembler ?
Hubert REEVES
Je ne sais que vous répondre…
Que détestez-vous par-dessus tout ?
Hubert REEVES
Je déteste l’oppression, le racisme.
Le bonheur parfait selon vous ?
Hubert REEVES
La musique.
La faute qui vous inspire le plus d’indulgence ?
Hubert REEVES
Je n’ai pas de réponse immédiate.
Que possédez-vous de plus cher ?
Hubert REEVES
Les personnes que j’aime.
Ce que vous estimez avoir le mieux réussi dans votre vie ?
Hubert REEVES
Peut-être d’avoir développé un talent de communication. J’ai toujours valorisé la connaissance et conservé une très grande gratitude envers les personnes qui m’ont appris des choses.
Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué ?
Hubert REEVES
Sûrement un professeur d’Université du nom de Philip Morrison, dont les conférences m’ont toujours captivé.
Quel est votre plus grand regret ?
Hubert REEVES
Mon plus grand regret est de ne pas avoir appris à jouer du violoncelle lorsque j’étais enfant et de ne pouvoir me produire dans un quatuor de Schubert.
Votre plus grande peur ?
Hubert REEVES
Je déteste les chiens bergers qui vous foncent dessus lorsque vous vous promenez dans la campagne !
Si vous rencontriez Hubert Reeves enfant, que lui diriez-vous ?
Hubert REEVES
Ces questions demandent réflexion. ..
D’apprendre le violoncelle peut-être ?
Hubert REEVES
Exactement, bravo !
Quelle est votre devise ?
Hubert REEVES
Je n’en ai pas.