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Synthèse des débats

Noël MAMERE
© Bordeaux Ecole de Management
Ma République
par Noël MAMERE

Député maire de Bègles
Vendredi 19 Mars 1999

 



Politique et médias : retraitement des déchets
“ média-actifs ”. Mamère à l’Assemblée, Santini à la télé, Cohn-Bendit aux Guignols… Quel est l’intrus ?

Noël MAMERE
Je pense avoir ma place à l’Assemblée nationale, comme les cinq autres députés Verts. Nous avons peu de prise sur les décisions politiques : nous pesons peu, en effet, face aux 250 députés socialistes. Mais j’en ai pris mon parti et j’ai décidé de me servir de l’Assemblée nationale comme d’une tribune pour faire entendre et expliquer nos idées, à défaut de pouvoir les imposer. Je ne regrette donc pas que nous soyons entrés dans cette coalition, qui a permis aux Verts de faire savoir que leurs idées ne s’arrêtaient pas à l’écologie et s’étendaient à tous les domaines de la vie politique, sociale et économique. C’est d’ailleurs Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, qui nous a rendus le plus bel hommage, en déclarant : “ Les députés Verts ne sont que 6, mais on les entend comme s’ils étaient 150. ”

Votre passé de présentateur télé vous sert-il d’un point de vue électoral ?

Noël MAMERE
Oui et non. Contrairement à d’autres hommes politiques, ma notoriété me précède et ne me suit pas. Pendant des années, je suis rentré tous les jours dans l’intimité des gens, à tel point que certains ne se sont toujours pas rendu compte que je ne faisais plus de télévision, et ce depuis plus de six ans. Par rapport à un homme politique traditionnel, cette notoriété de journaliste m’a plutôt desservie, dans la mesure où il a fallu que je convainque les gens que j’étais capable de sortir des petites lucarnes pour m’occuper de leurs problèmes.

L’image ne l’emporte-t-elle pas sur le discours politique ?

Noël MAMERE
C’est en effet un danger. Mais cela dépend des politiques, et non pas des médias. On dit souvent que le discours est laminé, écrasé par les médias. C’est vrai et faux à la fois. Pour ma part, je suis devenu écologiste le jour de mon arrivée à la faculté de Bordeaux, en 1969.
J’ai été influencé par Jacques Ellul, un philosophe très connu aux Etats-Unis, qui fut le premier à écrire sur l’ambivalence du progrès : le progrès technique n’est pas forcément synonyme de progrès humain, et peut même se retourner contre l’homme. J’ai appris avec Ellul que l’on ne pouvait pas voir les choses de manière totale et qu’il fallait toujours chercher la part d’ambivalence. Il en va de même dans les médias. Les médias stigmatisent, amplifient, rabotent, mais ils informent également. Il faut donc toujours faire la part des choses. Les médias sont le reflet de notre société, de ce qu’elle a de bien comme de ses turpitudes. Si les médias écrasent la parole politique, c’est parce que les politiciens renoncent à passer le temps nécessaire pour expliquer les choses. Nous rejoignons là le débat sur le cumul des mandats. Un homme politique a tendance à aller d’abord à ce qui se voit. Un maire engagera donc d’abord les projets susceptibles d’aboutir pendant la durée de son mandat, c’est-à-dire six ans. Certains projets pourtant très utiles à long terme ne voient jamais le jour faute de retombées suffisantes à court terme. De ce point de vue, les mondes médiatique et politique se ressemblent : ils sont tous les deux malades de l’urgence.

Politique et pouvoir : ordures politico-ménagères.
Vous êtes souvent en marge des partis. Vous aimez semer le trouble, notamment à l’Assemblée nationale. Mais ne serait-il pas plus efficace, pour accéder à des responsabilités plus élevées, de vous soumettre à une discipline de parti ?

Noël MAMERE
J’ai fait le choix d’entrer en politique à 40 ans, alors que ma vie professionnelle me comblait pleinement. J’aurais très bien pu continuer sur ma lancée et je serais sans doute aujourd’hui encore un journaliste très heureux. Si j’ai délibérément choisi la politique, ce n’est pas pour rester le doigt sur la couture du pantalon et servir aveuglément des appareils de parti.

La politique est l’art du compromis. Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Noël MAMERE
Il ne faut pas confondre compromis et compromission. J’ai fait preuve d’opportunisme une fois dans ma vie politique : lorsque je me suis présenté aux élections européennes sur la liste Tapie. J’avais créé Génération Ecologie avec Brice Lalonde, alors ministre de l’Environnement de Michel Rocard. En février 1994, quelques mois avant les élections, j’avais lancé un appel à la constitution d’une liste commune entre les Verts et Génération Ecologie. Le Conseil national, par quatre voix de majorité, a préféré suivre Brice Lalonde dans sa dérive droitière, me poussant à quitter le mouvement que j’avais créé. Lorsque le Parti Radical de Gauche m’a proposé une place sur sa liste, j’ai accepté, non pas par inclinaison pour sa tête de liste, mais dans l’espoir de contribuer à construire une grande formation écologiste. C’est ce qui s’est passé. J’ai créé après les élections le mouvement Convergence Ecologie Solidarité, dont les 850 militants ont rejoint, en janvier 1998, les 3 500 militants des Verts de Dominique Voynet, qui avaient entre-temps clairement choisi l’option réformiste. Je ne suis donc pas particulièrement fier d’avoir figuré sur la liste Tapie. Disons que je lui ai prêté une partie de ma vertu et qu’il m’a donné un siège : nous sommes donc quitte…

Le gouvernement auquel participent les Verts n’a pas remis en cause la politique de soutien au nucléaire. Cela ne vous dérange-t-il pas ?

Noël MAMERE
Tout d’abord, mes relations avec les socialistes de Gironde sont fort peu chaleureuses… Cela ne nous empêche pas d’adopter une attitude plus responsable au niveau local. Il faut bien comprendre que le système électoral français condamne les petites formations à passer des alliances avec les grandes, pour pouvoir participer au débat politique. Nous sommes en train d’assister à une grande mutation dans la paysage politique européen, mutation qui a commencé en Allemagne et en Italie, avec la constitution d’alliances entre sociaux-démocrates et écologistes. Il nous faut encore franchir un nouveau palier : il n’y a aucune raison que les Verts restent cantonnés à l’Environnement. Par ailleurs, le gouvernement a tenu son engagement d’arrêter Super Phénix, un rêve d’ingénieurs qui a coûté 40 milliards de francs et 500 millions de francs par an pour son entretien… Je reste donc persuadé que nous avons eu raison d’entrer dans cette alliance, puisque nous avons réussi à introduire dans le débat politique des sujets qui en étaient jusque là exclus. Mais cette alliance ne restera pertinente que si les Verts savent conserver leur autonomie. Pour moi, les Verts ne sont pas politiquement biodégradables.

Ecologie en politique : recyclage du Vert.
Dans la pratique, que font les écologistes qui sont aujourd’hui aux manettes pour répondre aux problèmes posés par le chômage, la montée des inégalités, etc. ? Par exemple, que fait concrètement le maire de Bègles pour remédier à ce que vous appelez “ la crise du modèle républicain ” ?

Noël MAMERE
Beaucoup de choses ! Il faudrait très longtemps pour vous décrire tout ce que nous avons fait depuis dix ans et tous nos projets à venir. D’une manière plus générale, si les Verts sont encore perçus comme des “ environnementalistes ”, préoccupés uniquement de pollution et de retraitement des déchets, c’est parce qu’ils n’ont pas su faire partager leurs réflexions en matière économique ou sociale. On peut citer l’exemple de la réduction du temps de travail, que les écologistes appellent de leurs vœux depuis très longtemps. Déjà, en 1979, la liste écologiste aux élections européennes appliquait une stricte parité hommes / femmes. Voilà des années que nous tentons d’attirer l’attention sur les dégâts que peuvent provoquer l’agriculture intensive ou l’élevage hors sol, dont la maladie de la vache folle est une éclatante manifestation. La désintensification de l’agriculture permettrait de mettre fin à ces dérives, mais aussi de protéger les emplois agricoles. Cela permettrait même de faire revenir le gibier dans les campagnes, ce qui ferait tant plaisir aux chasseurs qui se croient nos ennemis ! Autre exemple des idées défendues par les Verts : je me suis opposé à ce que le numéro de Sécurité sociale puisse être croisé avec d’autres fichiers administratifs, notamment policiers, ce qui me semble très dangereux pour les libertés individuelles. On voit des maires, de grandes comme de petites villes, installer des caméras de surveillance dans les rues : je me bats contre cela car je ne veux pas vivre dans le monde imaginé par Orwell ou Huxley. Les écologistes sont aussi utiles lorsqu’ils obtiennent, lors de la discussion du projet de loi sur la réduction du temps de travail, que l’on aide les entreprises qui réduisent délibérément le temps de travail à 32 heures.

Ne considérez-vous pas les 32 heures comme une contrainte pour les entreprises ?

Noël MAMERE
Peut-on dire que la création d’emplois constitue une contrainte ? C’est une contrainte pour les fonds de pension anglo-saxons, qui confondent création de richesses et destruction d’emplois. Il est pourtant évident que le progrès technique va réduire le travail manufacturé et conduit donc inéluctablement à la réduction du temps de travail. Pour une entreprise, l’emploi ne doit pas être considéré comme une contrainte, bien au contraire. De toute façon, on ne forcera pas les entreprises à créer des emplois si elles ne trouvent pas de débouchés. Le gouvernement Balladur en a fait la cuisante expérience.

Europe : denrée périssable ou retraitable ?
Vous apparaissez comme un Européen convaincu. Vous avez pourtant préféré siéger à Paris qu’à Strasbourg…

Noël MAMERE
Je suis resté trois ans au Parlement européen. J’y ai rédigé deux rapports : l’un sur la prévention du sida au plan européen, l’autre sur l’amélioration de la qualité des carburants, dans le cadre de la directive européenne “ auto-oil ”. Les recommandations que j’avais faites ont été suivies, au moins dans leur esprit, par le Conseil européen des ministres de l’Environnement, en juin 1997 : les moteurs diesel ne rejetteront pratiquement plus de particules de soufre d’ici 2010. Or ce sont elles qui provoquent des maladies respiratoires et qui contribuent à l’effet de serre. J’avais proposé de fixer le seuil à 50 particules par million (ppm), contre 500 ppm actuellement en France. Ce sera finalement 100 ppm en 2005 et 50 ppm en 2010. Je pense donc avoir fait œuvre utile. J’aurais très bien pu continuer ainsi. Mais en juin 1997, très peu d’écologistes pouvaient prétendre gagner un siège de député. J’ai donc fait le choix de me présenter aux élections législatives, estimant ainsi rendre un plus grand service à mes conceptions qu’en restant à Strasbourg.

Vous défendez une conception girondine de l’Europe, avec un pouvoir central limité.

Noël MAMERE
Plus exactement, je défends une conception girondine de l’Etat, au plan national, et une conception fédérale de l’Europe. La France est une démocratie ancienne, mais aussi un vieux pays. 200 ans de jacobinisme sont venus s’ajouter à la tradition colbertiste. Je considère pour ma part que certaines de nos institutions ne sont plus adaptées au contexte européen. Il en va ainsi du département, qui n’est pas à l’échelle de l’Europe et sert avant tout à asseoir la position de notables qui s’y constituent des clientèles politiques. C’est un étage institutionnel inutile, à mon sens. Dans nos communes, je pense que le contrat de ville dépend de trop d’interlocuteurs et de partenaires différents, nuisant à l’efficacité de l’ensemble.
Ma conception girondine s’oppose donc à celle des jacobinistes, incarnée en France par Chevènement, qui s’appuient institutionnellement sur l’Etat, le département et la commune. Pour ma part, je défends une vision fondée sur l’Europe, la région et l’agglomération. Selon moi, les régions françaises sont trop nombreuses, car trop petites et dotées de moyens trop faibles, surtout si on les compare à des régions espagnoles comme la Catalogne ou aux Länder allemands. Nos régions ne sont pas à la dimension européenne. Quant aux agglomérations, elles n’ont pas encore vraiment pris l’importance qui devrait être la leur. La Communauté urbaine de Bordeaux, fondée en 1967, n’a pris qu’une seule décision structurante : la création du tramway. Pour l’heure, les communautés de communes sont avant tout des fédérations d’égoïsmes. Pour changer cela et faire émerger une vraie logique d’agglomération, il n’y a qu’une seule solution : élire les délégués communautaires au suffrage universel. Enfin, pour en finir avec ma conception des institutions démocratiques, je suis favorable à la suppression totale du cumul des mandats, à condition que l’on se donne les moyens de créer un véritable statut de l’élu local. Un homme (ou une femme), un mandat. Mais cela n’est envisageable que si le salarié qui prend le risque professionnel de briguer un mandat local reçoit en retour un minimum de protection. C’est le seul moyen pour faire en sorte que le personnel politique reflète mieux la société française dans toute sa diversité, et ainsi ne plus donner le sentiment aux populations des banlieues, par exemple, qu’elles ne sont pas représentées, voire se sentent abandonnées de tous. En outre, le cumul des mandats fait que les dossiers sont tranchés non plus par les politiques, qui ne trouvent plus le temps de les examiner, mais par des techniciens, qui n’ont aucune légitimité démocratique. Dès lors, un ingénieur des ponts et chaussées, à qui l’on soumet un problème de trafic, répond par la construction de nouvelles routes. C’est bien normal car il a été formé pour cela. Mais il n’est pas normal que ce soit lui qui prenne cette décision à la place du politique.

Les institutions européennes sont aujourd’hui en crise. Où va l’Europe ?

Noël MAMERE
L’Europe va moins mal depuis la démission collective de la Commission ! Après la monnaie unique, premier pas vers le fédéralisme européen que j’appelle de mes vœux, cette démission collective me semble constituer le deuxième grand événement européen de ces dernières années. Cela permettra en effet de rapprocher l’Europe des citoyens. Mais il ne faut pas en rester là. Il faut maintenant faire en sorte que le Parlement européen participe à la construction des nouvelles institutions et puisse exercer un plus grand contrôle sur l’exécutif européen. La légitimité démocratique voudrait notamment qu’il puisse élire le président et les membres de la Commission.

Dany le Rouge est-il le meilleur porte-drapeau de l’Europe verte ?

Noël MAMERE
Il n’est plus si rouge que cela… De toute façon, j’ai été l’un des premiers à souhaiter qu’il prenne la tête de la liste Verte aux élections européennes, dans la mesure où il est le prototype du citoyen européen, autant français qu’allemand. C’est un homme d’aujourd’hui, qui sait prendre le pouls de la société et le traduire en propositions concrètes. Il a prouvé, par son action à Francfort, qu’il était bien autre chose que le Dany de mai 68 !

Malgré un cuisant 6-0 en football, les Girondins ont-ils encore une chance de gagner l’Europe politique ?

Noël MAMERE
Je souhaite en tous les cas qu’ils soient vainqueurs des colbertistes et des jacobins, encore trop nombreux dans ce pays. Pour ma part, je préfère une France bien gironde à une France étriquée…

Questions du public.
Quelle citoyenneté dans l’Europe de demain ?

Noël MAMERE
La citoyenneté de 1999 n’a plus rien à voir, à mes yeux, avec celle de 1789. C’est la raison pour laquelle je combats ceux qui défendent cette conception passéiste de la République. Jules Ferry était un affreux réac, antisémite et colonialiste, même s’il est par ailleurs le père d’une grande loi. La citoyenneté ne peut pas être séparée de l’environnement social et économique, que l’on se place d’un point de vue français ou européen. Georges Viala me disait hier qu’il souhaitait faire en sorte que les diplômes délivrés par votre école soient reconnus au plan européen. Vous et vos enfants connaîtrez sans doute la citoyenneté européenne, c’est-à-dire un espace démocratique ou l’égalité des chances sera mieux assurée.

Vous prônez la désintensification de l’agriculture ou la réduction du temps de travail. Mais ce faisant, vous faites fi de la mondialisation de l’économie…

Noël MAMERE
Tout d’abord, je n’ai jamais prétendu que la mondialisation n’avait que des effets dévastateurs. Notre slogan est au contraire : penser globalement, agir localement. Penser globalement, c’est savoir que l’effet de serre peut provoquer un réchauffement de la planète et la fonte de la calotte glaciaire, qui pourrait engloutir des villes comme Amsterdam. C’est se battre contre la cartellisation du monde, telle que la souhaitent des entreprises comme Novartis ou Monsanto. Celles-ci commercialisent des semences stériles, c’est-à-dire des semences qui donneront des récoltes qui ne pourront pas elles-mêmes être utilisées à leur tour comme semences, comme le font les agriculteurs depuis des millénaires. Cela oblige donc les agriculteurs à acheter leurs semences chaque année chez Novartis ou Monsanto… Ces mêmes multinationales américaines cherchent également à breveter les embryons, c’est-à-dire à breveter le vivant, ce qui porterait atteinte à la biodiversité, et donc à l’avenir de l’espèce humaine.
Par ailleurs, je n’ai jamais dit qu’il fallait réduire la productivité à travers les 35 heures. Au contraire, des entreprises ont montré qu’il était possible de réduire le temps de travail tout en réalisant des gains de productivité.
Quant aux agriculteurs, leur rôle n’est pas seulement d’exporter, mais aussi de travailler dans une perspective de développement durable, en protégeant leur propre outil de production et en préservant la qualité de l’alimentation. Cela dit, il est vrai que nous sommes soumis à des attaques en provenance des Etats-Unis, qui ont par exemple réussi à éviter l’application du principe de précaution aux organismes génétiquement modifiés, fabriqués notamment par Novartis et Monsanto. Les Américains réussissent à interdire l’accès de leur territoire à certains produits lorsqu’ils y ont intérêt. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même ?

Le nucléaire n’a pas que des inconvénients : il permet notamment de limiter les rejets de gaz à effet de serre. Par quelles sources d’énergie remplacer le nucléaire ? Comment préserver l’indépendance énergétique de la France ?

Noël MAMERE
Les principales sources de gaz à effet de serre sont les transports, l’agriculture et les activités industrielles. L’extension du parc de centrales nucléaires ne permettrait donc pas de lutter contre l’effet de serre. En France, 85 % des marchandises sont transportées par des camions. La SNCF elle-même n’est pas favorable au ferroutage, étant le premier transporteur routier de France avec Sernam et Calberson. La lutte contre l’effet de serre passe donc avant tout par la recherche de l’efficacité énergétique, et non pas par le nucléaire.
En outre, le choix du tout nucléaire fait par la France constitue une exception. Ce choix n’a rien eu de démocratique : il est né de la connivence entre un politique, Charles de Gaulle, et un éminent représentant du corps des ingénieurs des mines, Pierre Guillaumat. Le premier a voulu faire du CEA l’instrument de la dissuasion nucléaire française.



Livre d'or
Merci aux étudiants du Groupe ESC Bordeaux pour leur accueil, leur humour et l'intérêt qu'ils portent à la chose politique.
A bientôt, citoyens !

Amitié

Noël Mamère

Le 19 mars 1999



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