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Synthèse des débats

Nicolas HULOT
Solidaires du vivant, solidaires du futur
par Nicolas HULOT

Créateur et président de la Fondation pour la Nature et l'Homme
Jeudi 6 Mai 2004

 



Se définissant lui-même comme " Breton de cœur, nomade de fait, journaliste par passion, observateur et voyageur par curiosité ", l'homme orchestre d'Ushuaïa Nature figure parmi les personnalités préférées des Français.

Créateur et président de la fondation pour la Nature et l'Homme, ce soir, c'est en militant passionné et infatigable qui vient jusqu'à nous pour nous rappeler les équilibres si fragiles de notre planète et interpeller notre conscience citoyenne sur l'urgence à modifier nos comportements afin de rechercher un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. C'est ce que l'on appelle le Développement durable.

Aujourd’hui, il importe de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l’économie, l’écologie et le social car, à long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.

Nicolas Hulot, cela fait bien une vingtaine d'années que vous parcourez océans et continents. A quel moment et comment s'est manifestée votre prise de conscience écologique et votre engagement militant pour la défense de l'environnement ?

Nicolas HULOT
Il n'y a pas eu un élément révélateur mais une prise de conscience qui s'est faite graduellement. De part ma profession et ma curiosité, j'ai eu la chance de parcourir la planète plus intensément que d'autres. Au fil des mes voyages, je me suis rendu compte de plusieurs choses : d'abord s'est éteint en moi la conviction que nous vivions dans un monde infini et que notre planète appartenait à ce monde infini, et donc de fait, qu'elle était dotée de capacités de régénération que pouvait avoir un monde fini. J'ai découvert progressivement que nous vivions sur une planète beaucoup plus petite et beaucoup plus étroite qu'on imaginait. J'avais même le sentiment, à mesure que je la parcourais, qu'on pouvait presque en faire le tour avec les bras.

Je découvrais donc à la fois sa petite taille et sa vulnérabilité et le fait qu'il n'y ait pas une parcelle de notre planète, même éloignée de nos activités, des concentrations humaines, qui ne soit à un degré ou un autre affectée plus ou moins intensément par les conséquences de nos activités.

Je découvrais dans le même temps que l'arsenal dont l'humanité s'était dotée pour son expansion et pour son progrès était sans commune mesure avec ce qu'il avait été depuis l'histoire de l'Homme : Son impact faisait que le rapport de force était en train de s'inverser, c'est-à-dire que l'empreinte écologique de la planète était énorme et que sa capacité de résistance ou de vulnérabilité était largement dépassée.

Cette prise de conscience a probablement conduit les prémices de mon engagement. Mais il restait une étape à franchir en se disant finalement : tout cela est-il bien grave, au-delà de l'aspect éthique et de se remémorer la formidable épopée de la vie. En quatre milliards d’années, la vie s’est développée de manière prodigieuse sur notre planète. Au départ, elle ne tenait qu’en quelques poussières de matière minérale venue du cosmos et, aujourd’hui, elle s’exprime au travers d’une biodiversité très riche. Pourtant, depuis quelques décennies, nous nous sommes mis en situation de compromettre cette évolution et de revenir au chaos. Et ce faisant, nous sommes en train de mettre en péril l’avenir de l’humanité car, quoi qu’ en dise, le sort de l’homme ne peut pas être distinct de celui de l’ensemble des autres êtres humains. Nous sommes ainsi confrontés à un paradoxe incroyable : jamais l’humanité n’a été aussi puissante, brillante et étincelante. Jamais non plus, elle n’a été aussi vulnérable…

Malgré cette situation alarmante, on ne constate aucune mobilisation générale de la société sur ce thème. Je m’en suis d’abord étonné, me disant que j’étais peut-être nourri de mauvaises informations. Malheureusement, plus j’observe, plus j’écoute, plus je lis les expertises et les études d’institutions aussi officielles et sérieuses que le programme des Nations Unies pour l’environnement, plus je m’aperçois que le danger est grandissant et imminent.

Les désordres écologiques que nous sommes en train de provoquer vont venir accroître et intensifier toutes les tensions culturelles, religieuses, idéologiques, sociales, et économiques que connaît l’humanité. A cet égard, défendre la cause de l’environnement est fondamental. J’entends parfois certains dire que la défense de l’environnement est une préoccupation de riches. A ceux-là, je réponds qu’il s’agit plutôt d’un devoir de riches. En effet, si les pays émergents ne peuvent pas prendre en charge ce défi-là, c’est à nous, les sociétés les plus avancées, de le faire.

Vous considérez le ministère de l’Ecologie et du Développement durable comme un ministère de façade. Quelle architecture préconiseriez-vous pour en faire une structure efficace ? Seriez-vous prêt, alors, à participer à l’action gouvernementale ?

Nicolas HULOT
Il faut bien comprendre que les enjeux actuels ne sont plus ceux des années 70. Il ne s’agit plus de préserver des espaces naturels ou de protéger des espèces en voie de disparition. Il faut aujourd’hui agir à une autre échelle, en luttant par exemple contre l’effet de serre, qui provoquera des changements climatiques dont les conséquences probables, notamment sanitaires, sont terriblement inquiétantes. La mission de concilier les impératifs économiques et les impératifs écologiques ne doit pas être confiée à un seul ministre. C’est en effet l’affaire de tous que de rapprocher les nécessités d’aujourd’hui et les impératifs de demain. A cet égard, il est un point fondamental : la croissance économique ne doit plus s’accompagner de la croissance énergétique, sous peine de voir toutes nos ressources disparaître et notre monde s’asphyxier.

Le développement durable doit devenir une priorité nationale, et s’afficher comme telle. Il faut par ailleurs s’assurer de la cohérence des actions menées en son nom, et ce au niveau du Premier ministre au moins. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, et j’en veux pour preuve le fait suivant : si la France s’est engagée à respecter le traité de Kyoto, qui impose de ramener les émissions de gaz à effet de serre au niveau de celles de 1990, elle songe à construire un troisième aéroport parisien, dont le trafic devrait provoquer une augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui, justement, mettrait notre pays dans l’impossibilité de respecter ses engagements.

En matière d’écologie, nous sommes dans une situation paradoxale : la prise de conscience a indéniablement progressé, mais l’action reste faible et timorée. Or nous sommes justement arrivés à une croisée des chemins. Si notre immobilisme et notre scepticisme perdurent, les problèmes que nous aurons à résoudre s’amplifieront. En effet, face aux agressions, le monde naturel mettra en place des mécanismes de régulation, qui changeront le monde, au détriment de l’homme. Ainsi, si le monde doit changer, autant que ce soit nous, les hommes, qui le construisions ! Nous avons aujourd’hui la chance unique de donner du sens à la notion de progrès que l’on confond de plus en plus, et à tort, avec le concept de performance.

Comment expliquez-vous que les citoyens soient individuellement convaincus de la nécessité d’agir, alors que, collectivement, ils ont du mal à passer à l’acte ?

Nicolas HULOT
Je crois qu’il y a plusieurs explications à cet état de faits. Je pense tout d’abord que nous vivons encore avec l’idée que la science et la technique trouveront des solutions à nos difficultés. Nous faisons par ailleurs encore preuve de scepticisme, notamment à propos des changements climatiques. Beaucoup minimisent leurs effets, en répétant qu’ils ont toujours existé. C’est vrai, mais jusque-là, ils s’inscrivaient dans une durée qui laissait aux organismes le temps de s’adapter. Or, aujourd’hui, les hypothèses les plus optimistes prévoient que la température moyenne progressera de 1,5 degrés en un siècle, et de 5 voir 6 degrés dans certaines régions, en particulier les régions boréales et australes, provoquant une fonte des glaces aux conséquences désastreuses.

Par ailleurs, l’érosion de la biodiversité, dans une société très urbaine, est un concept très abstrait. On a oublié que la nature était le premier pourvoyeur de nos ressources et de notre bien-être.

Enfin, notre société a tendance à considérer l’écologie comme un coût et non comme une épargne, les efforts réalisés pour le développement durable s’inscrivant dans des délais incompatibles avec l’échelle de temps qui sert communément de base au raisonnement. Au lieu de dépenser des sommes folles à corriger les effets de la pollution des eaux par les produits phytosanitaires ou à résorber les crises de la vache folle ou de la fièvre aphteuse, il serait sans doute préférable d’aider l’agriculture, en amont, à se convertir au développement durable. Mais cette idée ne s’impose pas encore comme une évidence.

Chacun de nous a, enfin, sa part de responsabilité. Nous ne sommes sans doute pas vraiment prêts à réviser nos comportements, en partie parce qu’on nous a trop longtemps laissé croire que l’écologie n’était pas une démarche de progrès. Or, pour relever le défi auquel nous sommes confrontés, il faut que choix collectif et volontés individuelles se conjuguent pour fonder une nouvelle société, avec d’autres modes de consommation et de production.

A votre avis, quel rapport doivent entretenir les organisations non gouvernementales, associations et fondations, avec les gouvernementaux ? Ces organisations doivent-elles coopérer, au risque de menacer leur indépendance, ou s’ériger en contre-pouvoir ?

Nicolas HULOT
Les associations ont beaucoup fait pour l’émergence de la conscience écologique mais ont toujours été perçues comme des structures excessivement agitatrices. Longtemps d’ailleurs, Greenpeace n’était pas la bienvenue dans les hautes sphères du pouvoir. Ces associations ont pourtant été des défricheurs, des pionniers de la démarche écologique. Mais si le réseau associatif est localement très efficace, il a peu de poids face aux lobbies, notamment parce qu’il n’a pas pu se fédérer au sein d’un parti politique. Et les rapports entre les tenants de l’écologie et les détenteurs du pouvoir restent marqués du sceau de la confrontation. Pour relever le défi auquel nous sommes confrontés, nous devons changer la nature de ces relations.

La fondation Nicolas Hulot fait partie du comité français pour l’environnement et le développement durable (le Comité 21), chargé de contribuer à la concrétisation des engagements français pris au sommet de la Terre de Rio de 1992. Comment agit-elle concrètement ?

Nicolas HULOT
La fondation s’est fixée comme objectif de promouvoir l’éducation à l’écologie, en fournissant par exemple des outils et des programmes pédagogiques aux enseignants, palliant d’ailleurs, ce faisant, les déficiences de l’Education nationale. Elle participe également à de nombreuses campagnes de sensibilisation. Dans le même temps, son comité de veille écologique, qui rassemble divers experts de tous les domaines environnementaux, s’efforce de sensibiliser les leaders d’opinion.

La fondation a ainsi pour ambition de pousser les décideurs à agir. Mais je constate que nous n’avons pas encore trouvé la clé qui permette à nos sociétés de changer de cap, en se fixant des objectifs à quinze ou vingt ans. Il faut pourtant absolument rompre avec le fatalisme ambiant, qui nous interdit de penser que nous pourrions faire autrement, et le conformisme actuel, qui nous empêche de réfléchir autrement.

Nous alimentons tous ce que je nommerais la civilisation du gâchis. Pour exemple, tout le monde sait que l’eau est en train de devenir une ressource rare et une source de conflit entre les hommes et donc l'un des grands défis de ce XXIè siècle. L'humanité s'approche d'un "stress hydrique" et pourtant, personne ne s’inquiète du fait que l’activité agricole consomme 70 % de l’eau de la planète, alors qu'une toute petite portion de cette eau profite à la plante. Il y a là un formidable gisement d’économie de ressources que la technique pourrait très rapidement résoudre et dont pourtant personne ne parle.

Autre exemple concernant la surexploitation de nos ressources halieutiques. Tous les signaux sont au rouge sur les espèces de poissons que nous consommons régulièrement, et notamment sur le cabillaud, le thon rouge et la sardine. L'Europe tente désespérément de dire aux Etats membres et notamment la France, de réduire de manière drastique nos quotas de pêche. Il faut savoir que 50% de la production halieutique est fait par 3% de la profession, qui, dans ses pratiques de pêche, remet parfois jusqu'à 50% des prises à l'eau, pour non-conformité à la réglementation, 50% qui vont "crever" au fond des océans !

Autre illustration du gâchis, on sait par exemple que dans le bâtiment, on peut faire jusqu'à 60/70% d'économies d'énergie juste en mettant en place de nouvelles normes.

Face à ce constat, j’oscille entre espoir et désespoir. J’espère, car je constate que des solutions existent, et je désespère car j’ai le sentiment que les intérêts particuliers primeront toujours sur les intérêts généraux.

Quel rôle doivent jouer les collectivités locales pour promouvoir le développement durable ?

Nicolas HULOT
Les collectivités locales, comme les associations, sont certes essentielles, mais n’ont malheureusement qu’un pouvoir limité. En effet, leurs efforts sont annihilés par le manque d’organisation collective au niveau national, et européen. Personnellement, j’ai longtemps espéré que l’écologie soit une occasion pour nous Européens de nous distinguer des Américains. Je pensais que la France entraînerait l’Europe vers cet objectif. Ce n’est pas le cas.

Dans les années à venir, l’impératif sera de cesser de consommer et de produire toujours plus. Et cet impératif dépasse évidemment la mission d’un maire ou d’une collectivité locale. Pour aller dans le sens du mieux consommer, il serait judicieux de fiscaliser les produits manufacturés et les services en fonction de leur impact environnemental. Autrement dit, les produits à fort impact écologique et énergétique seraient rendus plus chers. Ainsi, la consommation deviendrait plus respectueuse de l’environnement et les industries feraient des efforts pour fabriquer des produits " verts " .

Enfin, toujours sur le plan de la fiscalité, plutôt que de continuer à taxer le travail, il faudra taxer l’énergie, pour s’engager dans une vraie décroissance énergétique.

Quel regard portez-vous sur la réalité de l’implication des entreprises dans le développement durable ?

Nicolas HULOT
Je suppose que si certaines entreprises s’engagent dans le développement durable par conviction, d’autres le font par stratégie. Peu importe puisqu’en tout état de cause, nous aurons également besoin des industriels pour relever le défi écologique. Mais c’est au pouvoir politique de définir les normes que devront respecter les industriels, dont il ne faut pas minimiser la capacité d’adaptation et d’innovation.

Nous avons bien compris que la réponse aux grands défis écologiques ne pouvait être que mondiale et coordonnée. A votre avis, une organisation mondiale de l’environnement, à l’instar de l’organisation mondiale du commerce, pourrait-elle constituer le cadre d’une véritable gestion des problèmes écologiques ?

Nicolas HULOT
Evidemment, ce qui est nécessaire à l’échelle nationale l’est également à l’échelle globale. Le dernier rapport des Nations Unies à l’environnement disait d’ailleurs que si l’Organisation Mondiale du Commerce continuait à décider seule de l’orientation de nos sociétés, d’ici 2050, plus de la moitié de nos ressources naturelles auront été irrémédiablement affectées et plus de la moitié de nos organisations sociales, politiques et culturelles auront volé en éclats. Il importe donc de placer aux côtés de l’OMC un autre organisme, afin que les raisonnements menés tiennent compte de tous les paramètres en vigueur, et pas seulement des seuls paramètres économiques.

Pensez-vous que les concepts et les enjeux du développement durable sont assez bien compris du grand public pour constituer la pierre angulaire d’un vrai projet de société ?

Nicolas HULOT
Bien évidemment, non ! Nous ignorons beaucoup des nombreux gestes quotidiens que nous pourrions faire en faveur de l’environnement. De même, nous manquons d’un certain nombre d’informations. Par exemple, qui sait qu’avec un bœuf, on peut nourrir 1 500 personnes, mais qu’avec les céréales qui permettent d’alimenter ce bœuf, on peut nourrir 15 000 personnes ? Sachant que la moitié des surfaces agricoles sont utilisées pour produire des céréales à destination du bétail, cela donne évidemment à réfléchir sur notre consommation de viande. De même, qui sait que si tous les foyers français s’équipaient d’ampoules basses consommation, on pourrait fermer trois des centrales nucléaires en activité sur notre territoire ?

Les jeunes sont de plus en plus sensibles à la question du respect de l’environnement. De fait, le changement de comportement des plus jeunes vous donne-t-il des raisons d’espérer ?

Nicolas HULOT
Oui et non, en fait. Le drame absolu serait que les jeunes arrivent à l’âge adulte avec une autre mentalité que celle de leurs prédécesseurs… mais pour constater que les dégâts sont irréversibles. De plus, je constate que certains jeunes restent très matérialistes, même si le respect de la nature est plus présent dans la nouvelle génération que dans l’ancienne. De toutes les façons, étant donné l’urgence de la situation, l’important, aujourd’hui, c’est d’agir. La raison, le bon sens et l’humanisme existent, mais ils ne pèsent pas assez dans le monde d’aujourd’hui. Il nous reste à trouver une solution pour les rendre plus forts, et plus visibles.

Nous voici arrivés au terme de cette rencontre. Mais avant de nous séparer, je vous propose de vous soumettre au traditionnel questionnaire de Proust, revu et corrigé par forumevents.

Nicolas Hulot, quel est votre principal trait de caractère ?

Nicolas HULOT
L’impatience.

Quelle est la qualité que vous préférez chez une femme ?

Nicolas HULOT
La patience.

Et chez un homme ?

Nicolas HULOT
L’humilité.

Quelle faute vous inspire le plus d’indulgence ?

Nicolas HULOT
L’ambition.

Le bonheur parfait selon vous ?

Nicolas HULOT
Etre soi-même.

Que possédez-vous de plus cher ?

Nicolas HULOT
Mes enfants.

Qu’avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?

Nicolas HULOT
Je suis parvenu à ne pas trop m’éloigner de ma vraie nature.

Quelle rencontre vous a-t-elle le plus marqué ?

Nicolas HULOT
Indéniablement ma rencontre avec Nelson Mandela.

Le paysage qui vous a le plus émerveillé ?

Nicolas HULOT
J’ai l’embarras du choix ! Après réflexion, serais-je tenté de vous répondre : la région de l’Okavongo, au cœur du Botswana. L’Okavongo est l’un de ces rares fleuves qui ne trouve jamais la mer. Il vient se perdre dans les sables du désert du Kalahari en donnant naissance à un immense jardin féerique dans lequel toute la faune d’Afrique vient s’ébattre. Le Paradis ressemble sans doute à ce que l’on peut admirer dans cette région du monde. J’ajoute que le tourisme de masse y est impossible et les quelques visiteurs qui parcourent l’Okavango n’ont de cesse de vouloir protéger cet environnement exceptionnel.

Quel est votre plus grand regret ?

Nicolas HULOT
Je regrette ce que regrettent les personnes n’ayant pu passer plus de temps avec leurs parents.

Quelle est votre plus grande peur ?

Nicolas HULOT
J’ai peur de ne pas donner à mes enfants les bonnes clefs et les armes pour affronter un avenir délicat.

Quel est votre mot préféré ?

Nicolas HULOT
Le mot " tolérance".

Comment définiriez-vous le sens de l’aventure aujourd’hui ?

Nicolas HULOT
Se trouver soi-même.

Si vous rencontriez Nicolas Hulot enfant, que lui diriez-vous ?

Nicolas HULOT
Je lui dirais : " Si tu savais…" .

Quelle est votre devise ?

Nicolas HULOT
Le préalable au bonheur est de vivre en harmonie avec sa vraie nature.



Livre d'or
" Pour que Culture et Nature fassent enfin cause commune..."

Amitiés

Nicolas Hulot
Bordeaux, le 6 mai 2004



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