Le capitalisme est-il moral ?
André Comte-Sponville prend à rebrousse poil la mode ambiante de l'éthique d'entreprise qui veut que morale et économie fasse bon ménage et que, finalement, plus d'éthique permette d'être d'avantage performant et même de faire vendre. Rendre à l'économie ce qui appartient à l'économie, rendre à la morale ce qui lui appartient : distinguer deux ordres, deux rationalités différentes. "Le capitalisme n'est pas davantage moral qu'il n'est immoral. Il est totalement, radicalement, définitivement amoral . Ne comptons pas sur le marché ni sur l'entreprise pour être moral à la place de l'individu". Une fois la confusion des genres dissipées et, à défaut de croire à l'entreprise citoyenne, le philosophe citoyen nous livre sa lecture de la vie de l'entreprise et de l'économie. A l'heure du capitalisme triomphant et de la mondialisation, une réflexion sur les rapports entre économie, politique et morale. Une rencontre singulière entre un philosophe et de futurs jeunes managers pour un débat résolument contemporain.
André Comte Sponville
André Comte-Sponville est né à Paris en 1952. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, docteur de troisième cycle, il est Maître de Conférences à la Sorbonne et Docteur Honoris Causa de l'Université de Mons-Hainaut en Belgique. André Comte-Sponville participe régulièrement à des colloques et à des publications universitaires. Il a notamment dirigé deux numéros de la Revue internationale de philosophie, consacrés à Montaigne et à Pascal. Il écrit également dans la presse grand public. Son livre le plus fameux : Petit traité des grandes vertus, traduit en 23 langues. Ses livres les plus récents : De l'autre coté du désespoir (Ed. Accarias-L'Originel, 1997), La sagesse des modernes avec Luc Ferry (Ed. Robert Laffont, 1998).
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